Dans la vie professionnelle, nous sommes souvent amené(e)s à faire face à des situations inédites qui peuvent s’avérer frustrantes, gênantes, ou injustes. La nouveauté peut amener son lot d’inconfort. Rester performant(e) malgré l’inconfort n’est pas aisé. Votre façon de vivre ces situations détermine souvent le résultat : soit c’est une montée en compétences, soit c’est une forme de stagnation ou de rejet qui se met en place. Voici quelques conseils pour élargir sa zone de confort et maintenir le cap vers la réussite.

1/ Gérez vos émotions face à une situation inconfortable

Sachez qu’à chaque nouvelle situation, toutes nos émotions négatives surgissent. Peur, doute, manque de confiance en soi… Ces émotions nourrissent des schémas de défense qui ne nous servent pas. Telle que l’agressivité, l’égo gonflé par le manque de confiance, la dépréciation injuste d’autrui, etc. Ce processus s’explique par le fait qu’à « chaque situation nouvelle, tout ce qui mérite d’être guéri en nous refait surface », selon Iyanla VANZANT, coach et conférencière.

C’est pourquoi, il est essentiel de gérer ces émotions. Autrement, elles nous conduisent à vivre les situations d’inconfort sous leur prisme. Ce qui clairement nous aveugle et nous empêche d’en tirer le meilleur, pour notre avancement, notre apprentissage, notre réussite.

 

2/ Evaluez la situation avec discernement

La gestion des émotions négatives est essentielle. Cela nous permet d’évaluer avec discernement la situation nouvelle qui se présente à nous. Eclairé(e)s par le discernement, nous sommes capables d’identifier les opportunités qu’offre cette situation.

 

Exemple concret :

Nouvelle situation : vous avez un nouveau manager, qui a la réputation d’être assez intransigeant, issu de grandes écoles, parcours impeccable dans des entreprises du CAC 40, une poigne de fer.

Ancienne situation : l’ancien manager qui a été écarté connaissait parfaitement son équipe. Il avait un parcours universitaire plus modeste mais une grande expérience terrain et surtout beaucoup de charisme.

Vous avez beaucoup appris à son contact. Tel un mentor, il connaissait vos compétences et vos potentiels, il savait quand faire preuve de souplesse. Bref son départ est un coup dur pour vous.

Évaluation de la situation sous le prisme des émotions négatives :

« Ce nouveau manager ne sera jamais aussi bon que le précédent » => peur du changement, difficulté à lâcher prise, sentiment d’abandon…

« S’il pense qu’il va pouvoir nous imposer sa manière de faire, ses outils, ses processus… » => manque de confiance en soi

 

Évaluation de la situation avec discernement :

« Ce nouveau manager est quelqu’un qui a accepté un poste, avec ses challenges, ses objectifs et la pression qui va avec. Il se trouve peut-être lui-même en situation d’inconfort. »

« Il ne peut réussir seul. Il a autant besoin de moi, que moi de lui » => alliance, solidarité, échange de savoir et savoir-faire : opportunité de monter en compétences.

« Notre SI est très obsolète, il doit surement avoir l’habitude de travailler avec des outils plus modernes. Il voudra certainement changer nos outils. » => Opportunité d’apprendre à maîtriser des outils valorisés sur mon marché de référence.

Chaque situation qui se présente à nous n’est en fait : ni bonne ni mauvaise. Ce qui fait d’elle un problème ou une solution, c’est notre manière de la gérer.

 

3/ Accueillez ce qui vous effraie le plus, pour élargir votre zone de confort

 

Généralement, ce qui nous effraie le plus dans les situations nouvelles, c’est précisément ce que nous devons travailler. Autrement, cela ne nous déstabiliserait pas autant. Mais comme pour tout ce qui est important, la peur est présente. Ne vous laissez pas handicaper par elle, prenez-la plutôt comme un indicateur ! L’actrice Taraji P. Henson qui connaît un grand succès ces dernières années, confesse volontiers que ces choix de carrière ont été, quelque part, guidés par la peur. Si certains rôles la terrifiaient (comme celui de « Cookie » dans la série à succès Empire), elle savait qu’elle devait les accepter. Et fort heureusement, ces rôles l’ont amenée à se dépasser, à aller plus loin dans l’expression de ses talents. A tel point, que ses prestations sont saluées par le public, les critiques et ses pairs.

 

4/ Sachez faire preuve d’humilité

 

Il s’agit ici de la capacité à reconnaître quand on ne sait pas, ou qu’on ne détient pas ce qui est attendu ou nécessaire. Dès lors qu’on admet « l’absence de ce qui est requis » on peut le recevoir. En se formant, en faisant appel à un expert, ou en s’équipant. L’erreur la plus commune quand on sort de sa zone de confort est d’essayer de faire croire que l’on n’est pas en inconfort. Pour maintenir une image forte et ne pas montrer sa vulnérabilité. Or nous nous rendons encore plus vulnérables et généralement nos faux-semblants finissent par éclatés au grand jour. Résultat : destruction d’image et de légitimité ! L’égo nourrit par le manque de confiance mène généralement à ce que nous souhaitons éviter.

Trop occupé(e)s à maintenir les apparences, nous ne nous préoccupons pas d’étoffer notre savoir, ou savoir-faire.

Se libérer du regard des autres, est l’une des étapes clés pour accéder à ce dont nous avons vraiment besoin, pour établir un nouvel équilibre, et ainsi élargir notre zone de confort.

 

5/ Élargir sa zone de confort c’est briller par l’exemple

 

Etre capable d’élargir sa zone de confort en :

  • Gérant ses émotions
  • Faisant preuve de discernement
  • Surmontant ses peurs
  • Faisant preuve d’humilité

 

C’est démontrer d’une grande capacité d’adaptation et de résilience. Précieuses soft skills (ou compétences comportementales), indispensables pour réussir en ces temps de bouleversements technologiques, économiques et sociales. C’est ainsi que de nos jours on brille par l’exemple.

5 astuces pour élargir sa zone de confort. www.marketingconscient.com

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